samedi 14 décembre 2013

Bentiba el Wardi, l ’homme aux huiles essentielles en Algérie

Changer de carrière et revenir à la terre à cinquante ans passés ? C’est le choix de Bentiba El Wardi qui est aujourd’hui producteur d’huiles essentielles. Malgré les difficultés administratives, il envisage d’agrandir son exploitation, car il est l’un des rares hommes de la région à détenir le savoir-faire.

Il est à peine 7h du matin, mais Bentiba El Wardi s’est habitué à être matinal. Dans le petit village de Rous El Ayoun, à 4 km d’El Kouif, cet homme de 59 ans prépare les commandes d’huile essentielles passées par ses clients. Ce jour-là, ce sera de l’huile de romarin pour un producteur de produits d’herboristerie. Bentiba El Wardi n’est producteur d’huile que depuis quelques années. Il y a 6 ans, lors d’un voyage en Tunisie, il apprend le métier auprès de l’un de ses amis. De l’autre côté de la frontière, les producteurs sont nombreux. Il envisage de distiller de l’huile de rose pour faire du parfum, mais il se ravise. Autour de chez lui, le romarin est abondant.

Il commence par équiper le terrain de sa maison avec des outils traditionnels. «Cette cuve de 1500 litres a été fabriquée chez un soudeur. Elle est surmontée d’un tuyau dans laquelle on place le romarin. La technique de distillation consiste à extraire l’essence par vapeur d’eau dans un grand chaudron. La cuve est chauffée et mise sous pression pour que la vapeur entraîne l’odeur du produit. En traversant le tuyau et en refroidissant, la vapeur se condense dans un autre récipient et l’on obtient de l’huile essentielle», explique-t-il. Cette distillation traditionnelle dure plus de 5 heures. Il n’obtient que 4 litres de liquide. La quantité est réduite de moitié pendant l’hiver : le végétal ne contient pas beaucoup d’eau sous l’effet du froid.

Diversification

Aidé de son fils aîné, Chams Eddine, 22 ans, qui est en vacances, il commence par relever les couvercles de son distillateur traditionnel avant de le remplir d’eau puis d’allumer le feu et de s’emparer des bottes de romarin, ramassées dans les montagnes avoisinantes. En 5 ans, Bentiba El Wardi a diversifié son activité et produit désormais de l’huile d’armoise, de menthe ou encore d’eucalyptus. «La production traditionnelle de l’huile essentielle reste encore méconnue en Algérie contrairement aux pays voisins où de simples artisans font de l’exportation. Mais surtout, ce sont les vertus de ces huiles que les Algériens connaissent mal», précise le quinquagénaire. Pour preuve, il est le seul producteur de la région et les commandes arrivent même de Tunisie. Il y a deux ans, le propriétaire tunisien d’une usine de parfumerie le contacte pour être alimenté en huile de romarin. L’herbe vient à manquer sur le territoire tunisien. «Mais avec les moyens du bord, je ne pouvais pas lui préparer sa commande de 500 litres, j’ai immédiatement renoncé!» Une jeune femme française avait le projet de lui passer régulièrement commande. Mais l’exportation est inenvisageable : trop complexe, trop de paperasse et d’autorisations à obtenir. «J’ai contacté l’ambassade algérienne de Tunisie pour m’aider à vendre mon produit de l’autre côté de la frontière, mais c’était difficile de le concrétiser», ajoute-t-il.

Apprentis

Les dispositifs d’emploi et les banques, Bentiba n’en connaît rien. Mais il espère malgré tout élargir son unité de production «Les prêts ? Je n’ai jamais fait la démarche. La procédure est longue et je manquais d’informations», raconte-t-il. Aujourd’hui, il est déterminé : «Je frapperai à toutes les portes. Avoir une aide de l’Etat est une opportunité incontournable.» Pour le moment, il gagne suffisamment d’argent pour vivre, mais étendre son exploitation lui permettrait d’engager une cinquantaine de jeunes au chômage. Depuis que son unité de production est opérationnelle, Bentiba n’a formé que quatre jeunes. Ces derniers ont fini par partir. Ils auraient préféré la contrebande. El Wardi se dit prêt à recommencer mais il est difficile de convaincre ces jeunes de venir apprendre un métier si traditionnel.

Projets

La bureaucratie des administrations n’arrange rien. «Les charges de la CNAST et la CASNOS pour prendre en charge ces apprentis sont trop importantes tant que je ne produis que 4 litres par jour, vendu à 3000 DA le litre. Surtout s’il faut déduire de tout ça les frais de transport et le salaire des moissonneurs.» Bentiba souhaite que son fils, à l’université pour un diplôme de sciences islamiques, prenne un jour le relais pour que le rêve vive. «Si je ne trouve pas d’autre travail d’ici là, oui, j’y songerai», sourit son fils. Les projets de développement sont nombreux. Bentiba El Wardi pense concevoir un distillateur amovible pour pouvoir se déplacer à travers les montagnes à la recherche d’autres plantes aromatiques et il envisage de décrocher une convention pour vendre son huile à des usines. «Il n’est jamais trop tard. Avec mon métier, je pourrai faire fortune», dit-il. Dans la ville d’El Kouif, les habitants sont admiratifs de ce vieux monsieur, de son retour aux traditions et de sa persévérance. On souligne même que «lui, au moins» n’a pas fait le choix de la contrebande.

le 13.12.13 El Watan Week-end

jeudi 12 décembre 2013

le sedum, la plante qui vous sert de toiture pour la maison

Depuis que j'ai trouvé cette plante par hasard, en se promenant du coté de Ain Defla et El Asnam (chlef ) je n'ai pas pu résister à son mystère et surtout son adaptation exceptionnelle à la sécheresse qui sévit dans la région, et meme d'ailleurs partout en Afrique du Nord

toujours par hasard, le net est un formidable outil pour celui qui aime chercher, j'ai trouvé qu'elle est pratique pour garder la fraicheur des ....maisons et donc la planter sur le toit !

en Europe et ailleurs sous les cieux pourtant plus cléments en terme de chaleur et de secheresse, ils y sont pensé et cela depuis belle lurette

Végétalisation des bâtiments : des toitures écolos !

Transporter les jardins sur les toits des maisons et des immeubles, c’est tout à fait possible. La preuve.

Isolations thermique et phonique, protection des dispositifs d’étanchéité contre le gel, les ultraviolets et les chocs thermiques, réintroduction de la nature au coeur des villes… : les avantages des toitures végétalisées ne se comptent plus ! Et depuis quelques années, la mise au point de complexes pré-cultivés vendus sous forme de plaques, rendent cette technique accessible à tous les budgets et à tous les types de toitures… ou presque.

Deux types de complexes pré-cultivés sont disponibles sur le marché – en dalles ou en tapis. Ils regroupent à la fois un substrat et une couche végétale principalement composée de Sedum et d’autres bulbes. L’entretien est minimal, car les plantes sont choisies pour résister aux conditions climatiques extrêmes (gel, sécheresse, rayonnement…). De plus, avec une végétation déjà bien installée sur le support au moment de la pose, le risque d’échec est quasi inexistant. Centres commerciaux, hypermarchés, corps de ferme, pavillons… : la végétalisation des toitures fait de plus en plus d’adeptes. Au-delà de l’aspect purement environnemental, elle représente un investissement peu onéreux et rapidement rentable par la réduction des dépenses énergétiques (chauffage-climatisation) et la protection accrue apportée aux membranes d’étanchéité des toitures.

article via

interessé par la plante ? voici encore plus d'explications

et les differentes variétés

mardi 10 décembre 2013

Mauritanie: Les sacs plastiques interdits

L’Afrique poursuit sa guerre contre les sacs plastiques.

Après l’Afrique du sud, le Rwanda, l’Érythrée, l’Ouganda, la Tanzanie, le Gabon, et le Kenya et la RDC, c’est au tour de la Mauritanie d’interdire la fabrication, la commercialisation et l’usage des sacs en plastique. La loi, entrée en vigueur au 1er janvier 2013, prévoit des peines pouvant aller jusqu’à un an de prison ferme et des amendes jusqu’à un millions d’ouguiyas, soit plus de 3000 dollars, pour qui ne respecterait pas l’interdiction.

Selon les statistiques officielles, le plastique représente un quart des 56 000 tonnes de déchets que génère chaque année la capitale Nouakchott. La plupart des sacs plastiques ne sont pas collectés et se retrouvent dans la nature, aussi bien sur terre que dans la mer. Selon le ministre de l’environnement, Amedi Camara, dans les abattoirs de Nouakchott, on retrouve du plastique dans l’estomac de 8 bovins sur 10.

Selon l’association anglo-saxonne, Reuse it, qui milite pour l’utilisation de sacs réutilisables, l’homme consomme un million de sacs chaque minute à l’échelle mondiale, soit plus de 500 milliards par an.

Pour remplacer les sacs plastiques, le gouvernement mauritanien, le Programme des Nations unies pour le développement et les ONG locales font la promotion de nouveaux sacs. Fabriqués à base de papier, ces derniers sont entièrement solubles dans l’environnement.

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lundi 9 décembre 2013

Océans de plastique

En quelques décennies, les océans sont devenus de véritables décharges. On y déverse 6 millions et demi de tonnes de déchets par an, dont 80% sont en plastique. Chaque kilomètre carré de mer ou d’océan sur la planète contient des milliers de bouts de plastique. Ces plastiques tuent et mutilent des milliers de mammifères et d’oiseaux marins chaque année. Des scientifiques tirent la sonnette d’alarme.

via fdesouche Publié le 9 décembre 2013 par Mathurin

Que cachent les miels vendus en supermarchés ?

article vu sur le site fdesouche ( eh oui, on glane à tous les rateliers ;-)

le vrai miel, l'experience ancestrale au Yemen

Soigner les maux de l’hiver avec les plantes sans se ruiner

Chaque année, c’est la même chose. Avec la chute des températures, les effets désagréables reviennent nous enquiquiner. Fièvre, toux, lèvres gercées, nez qui coule… Nul besoin de te faire un dessin ! Heureusement, pas besoin d’attendre le retour du printemps pour soigner ces petits bobos de l’hiver, naturellement et à moindre frais ! Affronter l’hiver sans se ruiner

Il n’existe pas de médecine plus naturelle que celle des plantes. Utilisées depuis des centaines d’années, elles ont fait leurs preuves et s’illustrent dans les précieuses astuces de nos grands-mères. La médecine par les plantes pour soigner les maux de l’hiver

Utilisées depuis la nuit des temps, les plantes sont le remède naturel par excellence. Un rhume ? Une toux qui irrite ? Le nez qui coule ? Et si, plutôt que de dépenser une fortune dans des médicaments aux effets souvent indésirables, se soigner par les plantes pouvait t’aider à combattre les maux de l’hiver ?

Tu peux les trouver sous différentes formes : feuilles, plantes séchées, huiles essentielles ou écorces. Les feuilles sont en général fraîchement cueillies, tandis que les plantes séchées se conservent plus longtemps. A utiliser surtout en prévention, elles permettent d’éviter de subir les petits désagréments de l’hiver. Les plantes à utiliser pour se soigner cet hiver

• La camomille romaine : elle possède tout particulièrement les facultés d’adoucir et de calmer. Utilisée en compresses, adieu petit coup de fatigue, yeux irrités, poches sous les yeux…

• La grande camomille : ses feuilles utilisées en tisane te permettront de dire « Stop ! » aux migraines. Cette fameuse décoction aura en plus l’avantage de calmer les maux de gorge.

• La valériane : utilisée en tisane, elle a pour propriété de traiter les troubles du sommeil et l’anxiété. Intéressant, car il n’ y a rien de plus énervant que de tourner dans son lit pendant des heures en regardant les heures défiler sur le radio réveil !

• Le thym : utilisé en tisane, il soigne les voies respiratoires et la toux.

• La sauge : elle aide à faire chuter la fièvre et atténue la fatigue.

• Le saule : consommé en infusion, il traite les maux de tête et la fièvre.

• L’eucalyptus : il aide à dégager les voies respiratoires. Que ce soit en tisane ou en huile essentielle, il est tout aussi efficace pour apaiser les maux de gorge et les angines.

• L’échinacée : cette plante protège l’organisme et favorise la convalescence. Cultiver, cueillir, acheter : nos astuces !

Cueillette

Quelques précautions sont à prendre lors de la cueillette des plantes :

• Éviter les aires protégées

• Ne pas les ramasser en bordure de route ou à un endroit où tu sais que des pesticides sont utilisés.

• Éviter les aires polluées (bord de route, sentier de grand passage,etc.)

• Prendre garde également à ne pas confondre avec une plante qui te semble similaire. Si tu as un doute, il est plus sage de t’abstenir ou d’amener la plante chez le pharmacien afin qu’il procède à une vérification. Mieux vaut faire appel à un spécialiste et éviter l’intoxication !

Achat

Si pour beaucoup bio est synonyme d’onéreux, certaines astuces permettent de se procurer des produits AB sans se ruiner. Rends-toi directement chez un producteur ou cultivateur près de chez toi, ainsi que sur les marchés pour te procurer des produits bio pas trop chers.

Culture

La solution idéale pour disposer de ces petites plantes magiques sans risques reste d’en planter dans son jardin, en pot ou encore en jardinière. Ce n’est pas possible pour toutes les plantes, mais il est possible d’en cultiver un bon nombre ! Renseigne-toi sur la façon de les planter et les soins qu’elles nécessitent.

Rhume: le soigner et le prévenir

Possédant de nombreuses propriétés, le thym est l’une des plantes les plus utilisées en phytothérapie. Il apaise la toux et a l’avantage de pouvoir être consommé sous plusieurs formes : huile essentielle, tisane ou sirop. Gros plan sur son utilisation, ses bienfaits et sa récolte.

Les bienfaits du thym

La toux est le symptôme le plus répandu en période hivernale, et aussi le plus difficile à combattre. Outre les divers sirops assez onéreux que tu pourras trouver dans le commerce, pourquoi ne pas utiliser une plante tout aussi apte à te soigner ? Ça tombe bien, le thym possède justement des vertus antispasmodiques qui calmeront ta toux ! Il convient tout d’abord de différencier les toux grasses des toux sèches. Comment faire ? La toux sèche n’évacue pas de mucus, à l’inverse de la toux grasse dont les origines peuvent être un rhume, une bronchite… Si elles persistent, il est conseillé de consulter ton médecin traitant. La toux chronique, révélatrice d’une maladie sous-jacente (asthme, bronchite chronique, …) nécessite également une consultation rapide chez le médecin.

L’huile essentielle de thym possède de puissants antiseptiques. En tisane, le thym a la particularité d’apaiser les voies respiratoires et de calmer ainsi les maladies de l’hiver telles que la bronchite, le rhume ou la grippe. A savoir : le thym possède également d’autres vertus comme celles de favoriser la digestion et de lutter contre les problèmes intestinaux. En friction, il soulage les rhumatismes et les contractions musculaires. Petite astuce beauté, il revitalise le cuir chevelu et tonifie le corps.

Le thym : tisane, sirop contre la toux ou huile essentielle

Si l’huile essentielle à base de thym se vend dans le commerce environ 10 euros, il est tout à fait possible de préparer soi-même du sirop et de la tisane avec la précieuse plante.

• Pour faire une tisane, procure-toi du thym séché (1 à 2 cuillères pour une tisane), et mélange-le à 200 ml d’eau. Au lieu d’utiliser du thym séché, tu peux aussi utiliser des feuilles de thym frais que tu laisses infuser pendant 5 à 15 minutes dans de l’eau chaude. Les bienfaits de la tisane de thym sont étonnants.

• Le sirop de thym se vend en pharmacie (environs 7 euros) mais là encore, fais des économies et fabrique-le toi-même ! Pour cela, verse un litre d’eau sur deux bols de thym. Fais dissoudre 125 g de miel dans 10 cl d’infusion de thym que tu auras fait chauffer et laisse refroidir. Prends-en une cuillère à café plusieurs fois par jour.

Astuces pour cueillir son thym correctement

Le thym possède un atout : il se cueille quasiment toute l’année. Toutefois, c’est entre les mois de mars et juillet qu’il est le plus parfumé.

Pour le cueillir et le conserver, c’est simple :

• Coupe les tiges au ras du sol. Il se conserve ainsi une bonne semaine au réfrigérateur.

• Si tu veux le faire sécher pour le garder plus longtemps, rassemble les tiges en bouquets, que tu suspendras la tête en bas au sec.

• Après séchage, détache les fleurs séchées des tiges et conserve-les dans des boites hermétiques. Tu pourras ainsi t’en servir toute l’année.

Article complet et astuces supplémentaires: Radins.com

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mardi 3 décembre 2013

Récolter ses propres graines

Un pas de plus vers l'indépendance, par Geispe

Introduction

Il peut être intéressant de faire ses semences pour diverses raisons : elles sont assez chères dans le commerce et cela représente une économie dans le budget jardinage, il est aussi satisfaisant de « faire soi-même » et rassurant d'être un peu plus indépendant...

Cela nécessite un peu plus de travail et d'attention et quelques habitudes nouvelles, car il faut aussi prévoir pas mal de place en plus en raison de certaines plates-bandes ou parties de plates-bandes qui restent occupées pratiquement toute l'année et même, pour les bisannuelles, une année et demie...

Quelques règles générales

Il faut essayer de choisir et laisser pousser des porte-graines vigoureux, veiller à ce que leur santé ou leur croissance ne soit pas trop entravée par d'autres plantes, trop de mauvaises herbes, les travaux de proximité, et cela tout au long de leur croissance jusqu'à leur maturité. Il faudra souvent en tuteurer certains.

Certaines plantes peuvent s'hybrider, c'est-à-dire se mélanger (cucurbitacées, crucifères, ombellifères notamment) et si on veut éviter cela il est nécessaire de faire pousser les différentes variétés en des endroits différents, ou à des distances suffisamment espacées, ce qui n'est pas toujours facile si on a un petit jardin. De même, les potirons du voisin peuvent influencer vos potimarrons par exemple. Et la carotte peut s'hybrider avec la carotte sauvage... Par contre des hybrides peuvent donner des surprises intéressantes, et sont de toute façon aussi comestibles (sauf éventuellement si vous plantez des coloquintes à côté de vos potirons, mais vous ne risquez quand même pas de vous empoisonner).

Les graines doivent être récoltées à complète maturité, mais avant qu'elles ne tombent d'elles même. On peut aussi échelonner les récoltes et prélever les graines qui mûrissent au fur et à mesure. Quelques variétés, qui tombent très vite et que l'on risque de perdre (mâche par exemple - à moins que l'on ne veuille la laisser se ressemer toute seule au même endroit) doivent être surveillées de près pour ne pas louper la récolte et arriver alors que toutes les graines sont déjà tombées...

En principe, on utilise pour les semis les graines les plus belles et les plus grosses, mais je ne m'interdis pas d'utiliser du vrac. Cela dépend du degré de sélection que l'on a envie d'opérer.

Pour les sécher, les semences peuvent être étalées à l'ombre dans des clayettes, sur un support comme du papier ou du tissu, on peut aussi pour certaines, suspendre les plantes à l'envers après récolte et les faire sécher à la façon des bouquets secs, ou des bouquets de plantes à tisanes.

Les graines doivent ensuite être stockées au frais et au sec. Personnellement nous les mettons, une fois qu'elles sont parfaitement sèches, dans des bocaux de verres fermés d'un couvercle étanche. On peut aussi les conserver dans des enveloppes ou sachets papier ou kraft, à condition qu'on soit sûr qu'elles ne peuvent prendre l'humidité ambiante, sinon elles moisissent et ne sont souvent plus bonnes.

Les plantes annuelles sont des plantes qui terminent leur cycle en une seule année. Elles donnent donc des graines dans l'année, en général après l'été. Les plantes bisannuelles donnent en général la production dans l'année, mais ne fleurissent et donnent des semences que l'année suivante (c'est le cas de beaucoup de légumes « racines ». Il faut donc souvent leur faire passer l'hiver en cave - si elles craignent le gel - et les replanter au printemps, uniquement dans le but d'obtenir des graines.

Pour obtenir les graines de ces légumes racines, on peut aussi prendre les légumes achetés dans le commerce au printemps, et les planter au jardin : ils monteront en graines au courant de l'année. Mais çà peut ne pas fonctionner si ce sont des hybrides F1, ou encore, cela peut donner d'autres variétés.

Il est utile de conserver en surplus des graines inutilisées pour la seconde année, et donc d'en produire suffisamment : cela permet d'avoir des réserves et de ressemer en cas d'échec du semis, mais aussi d'avoir des graines en cas d'échec de la production de graines.

Dans le jardin, on peut laisser en place et souvent tuteurer les porte graines. Mais afin que toutes les plates-bandes ne soient pas occupées, les porte graines étant éparpillés partout dans le jardin après les récoltes, on peut précautionneusement, avec une grosse motte, déplacer ces porte graine en un autre endroit du jardin, par exemple pour les rassembler un peu.

Légumes courants

Aubergines : comme la tomate.

Bette (blette/poirée) :

bisannuelle qui monte facilement en graine l'année suivante. A laisser en place - éventuellement protéger un peu du grand froid.

Betterave :

au printemps planter une betterave de l'année précédente. Elle va alors monter en graines.

Carotte :

conserver quelques belles carottes en cave, durant l'hiver. Replanter en février-mars, en espaçant de 60 cm environ. Ne garder que les ombelles, les plus belles et couper les autres. Enlever si possible les carottes sauvages s'il y en a à proximité.

Céleri (rave, branche, à couper) :

les raves doivent être conservés en cave en hiver, puis replantés au printemps. Les autres peuvent rester à l'extérieur, mais en les protégeant des grands froids. Ils montent tous en graine l'année suivant leur semis. Ont tendance à revenir parfois spontanément si les semis tombent.

Chicorée frisée et scarole :

conserver l'une ou l'autre belle en cave en hiver avec une motte, ou dans un châssis protégé, replanter en pleine terre au printemps. Récolte des graines à la fin de l'été.

Chou pommés :

conserver des choux entiers, dont on peut consommer la pomme au courant de l'hiver. En la coupant laisser quelques feuilles sur le trognon. Sur celui-ci, planté au printemps, pousseront des rameaux qui donneront des fleurs puis des graines. Les graines de la base seront les plus grosses et mûriront avant les suivantes situées plus haut sur la tige. Cueillir les cosses à maturité en général juillet (surveiller) juste avant que les graines ne tombent.

Chou de Bruxelles :

on peut laisser en place en hiver. Ne pas récolter les pommes, qui donneront fleurs puis graines. Un peu comme le chou précédent.

Chou fleur :

difficile à réussir (aléas climatiques). Mettre en réserve des graines les années propices... laisser monter à fleur. Pincer l'extrémité des rameaux, les fleurs de la base donneront les semences. Récoltées en août-septembre, un peu avant maturité, puis séchées dans leur cosse.

Concombre :

extraire les graines d'un beau fruit bien mûr. Les laver et les sécher.

Courge : comme ci-dessus.

Cresson alénois : monte assez rapidement et facilement en graines.

Epinards :

annuelle ou bisannuelle selon la date du semis. Donne de grosses graines faciles à récupérer.

Fève :

tuteurer les pieds les plus sains et vigoureux pour récolter les semences à pleine maturité.

Haricot :

Les premières gousses mûres fournissent les meilleures semences. Ce sont en fait les haricots que l'on utilise en haricots secs. Choisir les plus gros dans les gousses ayant donné beaucoup de beaux grains.

Laitue, Romaine :

pour les laitues de printemps on laisse monter en graines l'une ou l'autre belle (éventuellement tuteurer). Couper à maturité et faire sécher à l'ombre puis battre ou égrener à la main.

Les laitues d'automne et d'hiver doivent être protégées pendant la mauvaise saison à l'aide de paille ou de feuilles. Elles montent en graines l'année suivante.

Mâche :

laisser les plus belles en place. Elles montent en graine l'année suivante. Les graines tombent très facilement : arracher avec un peu de terre juste avant pleine maturité pour faire sécher à l'ombre et battre ensuite. Les graines de mâche âgées de deux ans germent mieux que les semences nouvelles.

Melon : voir concombre.

Navet :

planter un navet de l'année précédente, qui va monter en graine. Faciles à récolter mais surveiller car tombent facilement à maturité.

Oignon :

récolter de beaux bulbes à maturité. Conserver à l'abri à basse température afin qu'ils ne redémarrent pas trop vite. Planter au printemps. Tuteurer ensuite. On peut récolter en coupant la hampe entière que l'on conserve telle que, suspendues en botte s'il y en a plusieurs.

Panais : comme la carotte.

Persil :

il monte en graine l'année suivant le semis. Protéger éventuellement un peu la racine par grand froid. Les graines sont bien accrochées et doivent être enlevées manuellement.

Poireau :

on peut laisser en place ou mettre en jauge pendant l'hiver pour replanter au printemps. Monte au printemps. Un peu comme l'oignon, les graines mûrissent et tiennent bien sur pied. Eventuellement tuteurer. Attention : une fois récolté il n'est plus évident de les distinguer des oignons... Il faut donc bien les marquer, si on conserve les deux simultanément.

Pois : voir haricots.

Pomme de terre :

utiliser des pommes de terre de taille moyenne que l'on met de côté dans des clayettes dès leur récolte, dans un local frais (cave). On plante lorsqu'elles germent au printemps. On peut aussi planter tous les restes de pommes de terre qui se mettent à germer au printemps, et l'on peut même couper en deux les grosses qui comportent suffisamment de germes.

Potiron : voir concombre.

Radis :

font des graines à la fin de l'été pour les radis semés au printemps. Pour les radis d'hiver on garde en cave et l'on plante le radis au printemps suivant, afin qu'il monte en graine au printemps. Graines en été. Tomate :

prendre les pépins de belles tomates et les extraire, les laver et les sécher. Topinambour :

planter des topinambour, en ayant soin de choisir les biens gros ronds et réguliers. Ils reviennent ensuite tout seuls car il en reste toujours dans le sol. Pour démarrer un peut acheter des topinambours dans le commerce.

Médicinales et condimentaires

Ces plantes gagnent à être multipliées par éclats, marcottage, mais aussi semis. Pour certaines cependant les semences sont extrêmement petites et parfois difficiles à récupérer, mais aussi, pour les méridionales, elles n'arrivent pas à bonne maturité en raison d'une fin de saison précoce (nord de la France).

Aneth : graines en été. Faciles à récupérer.

Anis : graines fin d'été.

Basilic :

graines en été ou fin d'été (peut ne pas mûrir si froid précoce ou semis tardif) demande de l'attention afin qu'elles ne tombent pas de leurs « cossettes » ou que le tout ne moisisse pas (partie nord de la France).

Camomille :

se reproduit en principe toute seule. Pour cela laisser se faner les fleurs sur place. On peut transplanter ailleurs les plants qui viennent spontanément au printemps. Attention peut se transformer en « mauvaise herbe ».

Capucine :

ramasser les grosses graines après les fleurs fanées, au courant de l'été et surtout en automne, la capucine étant une fleur assez tardive. Peut se ressemer toute seule.

Cerfeuil :

annuel ou bisannuel selon le moment du semis. On récupère facilement les graines longues et noires en laissant mûrir après la floraison. Parfois tuteurer.

Ciboulette :

les graines viennent facilement après les fleurs, aussi multiplication par division des touffes.

Coriandre :

monte facilement en graine dans l'année. S'utilise en vert (c'est le persil arabe) ou en graines. Graines bien fixées doivent être enlevées manuellement : sécher d'abord en bouquets suspendus.

Estragon vrai :

éclats (ne fait pas de graines)

Estragon de Russie :

odeur et goût plutôt discrets (par rapport à l'estragon vrai). Devient deux fois plus grand que le précédent. Fait des fleurs puis des graines. Mais multiplication plus facile par éclats de touffes. Plus prolifique et résistant que le précédent, mais moins prisé : on l'accuse de n'avoir aucun goût. Fenouil :

graines en fin de saison.

Laurier :

multiplier par souches-boutures. Marjolaine vraie :

graines très petites et pas évidentes à faire mûrir dans la moitié nord de la France. (?)

Origan :

vivace, on peut facilement diviser les touffes ou replanter des rejets.

Mélisse :

division des touffes. Se sème aussi spontanément.

Menthe :

racines rampantes, facile à diviser : peut même devenir une « mauvaise herbe ».

Oseille :

on peut diviser les touffes ou récolter les semences en été.

Raifort officinal :

se ressème facilement de lui même ou récolte des semences en été.

Raifort racine :

multiplication facile par éclats de racines. Romarin :

pas facile de faire des graines dans la partie nord de la France. Peut se multiplier aussi par éclats de touffes, boutures, marcotte au printemps ou en automne.

Sarriette annuelle :

se ressème spontanément.

Sarriette vivace :

de préférence boutures.

Sauge :

graines faciles à récupérer en été. Mais tombent facilement si mûres. Boutures à la fin du printemps.

Thym :

se ressème de lui même dans de bonnes conditions (moins facilement dans le nord). Sinon éclats de touffes, boutures.

VIA

Hélium : haut-parleur bluetooth alimenté par supercondensateur

Les enceintes bluetooth sont à la mode car elles permettent d'écouter la musique stockée dans un smartphone, une tablette ou un ordinateur portable avec une meilleur qualité sonore. Cependant, les haut-parleurs sans fils souffrent tous du même problème. Lorsque la batterie est déchargée, il faut brancher son enceinte portable sur une prise électrique et attendre des heures pour que la batterie se recharge.

Les amateurs de musique portable peuvent être rassurés car la solution à ce problème existe : le haut-parleur bluetooth portable alimenté par des supercondensateurs. Il se recharge en 5 minutes et permet d'écouter de la musique pendant des heures. Et en plus, il est open source !

Sam Beck a créé en 2009 la société Blueshift spécialisée dans l'électronique durable et open-source. Il a commencé par créer des enceintes portables pour vélo. Par la suite, il a utilisé des condensateurs pour stocker l'énergie générée par une dynamo de vélo et ainsi permettre d'alimenter les phares du vélo pendant les quelques secondes où le vélo est à l'arrêt (au feu rouge par exemple).

Le premier prototype utilisait 6 condensateurs électrolytiques de 10 000 uF (pour un total de 0,06 Farad), parce que c'était ce qui était abordable en 2009. Depuis lors, le prix des supercondensateurs a considérablement diminué et l'utilisation de supercondensateurs est devenu une option viable pour l'alimentation primaire, et pas seulement pour la sauvegarde d'énergie à la marge.

Aujourd'hui, Sam Beck présente fièrement l'Hélium : une enceinte bluetooth alimenté exclusivement par des supercondensateurs totalisant 1400 Farads de capacité et disponible en version Mono et Stéréo.

Electronique du haut-parleur avec supercondensateurs Maxwell

Le Hélium Mono se présente comme une boîte en bambou mesurant 31 x 18 x 10 cm. Le bambou a été choisi pour sa grande rigidité et ses excellentes propriétés acoustiques. Il contient 4 supercondensateurs Maxwell BCAP0350 de la taille d'une pile D, un circuit électronique Fostex FE126E de 10 cm de long et un haut-parleur 105 Hz.

Le Hélium Stéréo mesure 46 x 23 x 15 cm. Il contient deux haut-parleurs entraînés par un amplificateur de classe D, et capables de traiter toutes les fréquences audio. Sans être extraordinaire, la gestion des basses est de bonne qualité.

La gestion du sans fil est assurée par du Bluetooth 2.1 et les codecs A2DP, AAC et Apt-X. Cela permet de diffuser facilement la musique stockée dans les smartphones, les tablettes ou les ordinateurs portables. Les utilisateurs de l'Hélium peuvent s'attendre à 6 heures d'écoute à plein volume pour une recharge des supercondensateurs qui dure seulement 5 minutes... juste le temps de préparer et servir les boissons ! Le haut-parleur Hélium fonctionne également en filaire grâce à son port audio 3,5 mm.

Ce projet Blueshift est open source, ce qui signifie que la société va partager librement les plans et schémas. Ainsi, les bricoleurs pourront construire leurs propres enceintes nomades, ou modifier la conception pour répondre à des besoins ou des goûts personnels. haut parleur bambou

Actuellement, les utilisateurs d'enceintes sans fil à batterie ne peuvent pas les ouvrir pour changer la batterie lorsqu'elle arrive en fin de vie. Les enceintes Blueshift sont construites avec la longévité à l'esprit, et les utilisateurs peuvent changer les pièces qui donneraient des signes de fatigue, mais cela ne sera sans doute pas nécessaire. "La durée de vie nominale des supercondensateurs est de 500 000 cycles / 10 ans, mais à ce stade, ils devraient encore conserver 80 pour cent de la capacité d'origine".

Blueshift a lancé une campagne de crowdfunding sur la plate-forme CrowdSupply de Portland pour apporter ses haut-parleurs dans les mains d'amateurs de musique portable. Les premières enceintes nomades en version complète seront disponibles en février 2014 à un prix de 400 $ en version mono et 550 $ en version stéréo.

Si la campagne de crowdfunding réussi, les haut-parleurs Hélium seront par la suite en vente directement sur le site de Blueshift pour 450 $ en version mono et 600 $ pour la version stéréo.

Le Hélium Mono se présente comme une boîte en bambou mesurant 31 x 18 x 10 cm. Le bambou a été choisi pour sa grande rigidité et ses excellentes propriétés acoustiques. Il contient 4 supercondensateurs Maxwell BCAP0350 de la taille d'une pile D, un circuit électronique Fostex FE126E de 10 cm de long et un haut-parleur 105 Hz.

Le Hélium Stéréo mesure 46 x 23 x 15 cm. Il contient deux haut-parleurs entraînés par un amplificateur de classe D, et capables de traiter toutes les fréquences audio. Sans être extraordinaire, la gestion des basses est de bonne qualité.

La gestion du sans fil est assurée par du Bluetooth 2.1 et les codecs A2DP, AAC et Apt-X. Cela permet de diffuser facilement la musique stockée dans les smartphones, les tablettes ou les ordinateurs portables. Les utilisateurs de l'Hélium peuvent s'attendre à 6 heures d'écoute à plein volume pour une recharge des supercondensateurs qui dure seulement 5 minutes... juste le temps de préparer et servir les boissons ! Le haut-parleur Hélium fonctionne également en filaire grâce à son port audio 3,5 mm.

Ce projet Blueshift est open source, ce qui signifie que la société va partager librement les plans et schémas. Ainsi, les bricoleurs pourront construire leurs propres enceintes nomades, ou modifier la conception pour répondre à des besoins ou des goûts personnels. $

Actuellement, les utilisateurs d'enceintes sans fil à batterie ne peuvent pas les ouvrir pour changer la batterie lorsqu'elle arrive en fin de vie. Les enceintes Blueshift sont construites avec la longévité à l'esprit, et les utilisateurs peuvent changer les pièces qui donneraient des signes de fatigue, mais cela ne sera sans doute pas nécessaire. "La durée de vie nominale des supercondensateurs est de 500 000 cycles / 10 ans, mais à ce stade, ils devraient encore conserver 80 pour cent de la capacité d'origine".

Blueshift a lancé une campagne de crowdfunding sur la plate-forme CrowdSupply de Portland pour apporter ses haut-parleurs dans les mains d'amateurs de musique portable. Les premières enceintes nomades en version complète seront disponibles en février 2014 à un prix de 400 $ en version mono et 550 $ en version stéréo.

Si la campagne de crowdfunding réussi, les haut-parleurs Hélium seront par la suite en vente directement sur le site de Blueshift pour 450 $ en version mono et 600 $ pour la version stéréo.

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La jacinthe d’eau, source de revenus

Un homme marchant sur l’eau. Le tableau est possible, si de la jacinthe d’eau a proliféré dans le coin, formant un tapis de forte densité. Seulement, ce cas de figure implique souvent des nuisances sur l’environnement

, des risques pour la santé humaine, la réduction de la navigabilité et du potentiel hydraulique, de l’envasement des fleuves et lacs, mais aussi des les stations de captage… En plus, l’eau contrainte de stagner devient le lit de maladies. Inutile d’en rajouter, la jacinthe d’eau mérite bien ses galons de danger public. Heureusement, les pouvoirs publics, la société civile et des Ong spécialisées ont décidé d’attaquer le mal à la racine depuis au moins 2007. Et, bonne nouvelle, il est possible de tirer profit de la plante.

Un atelier de sensibilisation des parties prenantes à la collecte et à la valorisation de la jacinthe d’eau dans le bassin hydrographique du Wouri s’est ouvert lundi à Douala. Occasion d’apprendre qu’un projet est en cours depuis 2010 à Bonabéri. La jacinthe collectée est transformée, au bout de divers processus, en meubles, en sacs à main ou de marché, mais également en papier, en enveloppes. Autre « dérivé » possible, le compost.

Selon une présentation faite hier en début d’atelier, le combat contre la jacinthe d’eau pour les trois prochaines années nécessite 1,3 milliard F. A côté du projet pilote de Bonabéri, d’autres sites de valorisation devraient voir le jour sous peu à Darak, Douala V, Lagdo, et Mbalmayo. Toujours d’après cette présentation, cette plante a été introduite au Cameroun. C’est donc une espèce dite non native, qui a développé des capacités spécifiques pour s’imposer. Ce faisant, elle est devenue nuisible. L’atelier, ouvert par M. Wassouni, directeur de la Conservation au ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable, s’achève ce jour.

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Mexique: la fibre de jacinthe d'eau, une trouvaille à la pointe de l’écologie

La jacinthe d'eau ne laisse aucun répit. A peine les canaux nettoyés, ils se recouvrent aussitôt. La jacinthe couvre 70% des plans d'eau mexicains.

La jacinthe d'eau ne laisse aucun répit. A peine les canaux nettoyés, ils se recouvrent aussitôt. La jacinthe couvre 70% des plans d'eau mexicains.

Par Patrice Gouy

Une start-up mexicaine valorise durablement la jacinthe d’eau en utilisant sa fibre pour lutter contre les marées noires. Mais en creusant, il s'avère que cette fibre a bien d'autres avantages et usages possibles. Une matière première particulièrement prometteuse.

De notre correspondant à Mexico

Aux quatre coins du monde, l’homme a cherché des solutions pour se débarrasser de la jacinthe d’eau, plante tropicale flottante qui perturbe le transport fluvial, bouche les moteurs des générateurs des usines hydro-électriques et favorise l’évapotranspiration, ce qui assèche les plans d’eau et diminue la biodiversité.

La jacinthe d'eau a une grande capacité d’adaptation. Elle est devenue un problème majeur dans tous les grands fleuves comme le Nil, le Niger, le Congo, le Zaïre, sur les grands lacs africains comme le Victoria, le Tanganyika, le Malawi. Elle infeste la partie sud de la Chine, la Thaïlande, le Vietnam et l’Indonésie. Elle commence à faire son apparition en Europe, et même en Russie.

Une plante qui croît plus vite qu’on ne la détruit

En 1999, Tema, une entreprise mexicaine spécialisée dans l’environnement, créée par Lorenzo et Carlos Vargas, obtient un contrat pour nettoyer un barrage couvert de jacinthes d’eau. Les deux frères passionnés d’écologie s’interrogent sur l’utilité de cette plante et sur la valorisation qu’ils pourraient en faire. Elle assimile les polluants, en particulier les nitrates et les phosphates. Son rôle est important dans le domaine du changement climatique car elle absorbe du CO2 et fait la photosynthèse.

On peut dire que c’est un filtre naturel. Mais avec le changement climatique, dans les cinquante prochaines années, qu’il y ait des inondations ou des sécheresses, la jacinthe d’eau va être de plus en plus présente dans les retenues d’eau ou les barrages. Nous nous sommes rendus compte que nous pouvions innover et améliorer les méthodologies existantes concernant son exploitation.

Pas d'effet nocif pour l'environnement

En cherchant une valeur ajoutée pour financer son ramassage et la récupération des plans d’eau, Tema a découvert que l’on pouvait, par trituration de la plante, fabriquer une fibre absorbante. La jacinthe possède une tige dont la structure est creuse. Les recherches en laboratoire ont permis de découvrir que cette structure caverneuse et spongieuse pouvait absorber des liquides. Une fois traitée, elle peut absorber quatre à cinq fois son poids en eau, en huile ordinaire, en essence et jusqu’à 50 fois son poids lorsqu’il s’agit de pétrole brut.

Pemex, la compagnie des pétroles mexicains, s’est immédiatement intéressée à cette découverte. Car avec une production de trois millions de barils de pétrole par jour, l'entreprise a en permanence des problèmes de fuites de carburant. Sur les plates-formes pétrolières, ces dernières représentent 1% à 2% du pétrole extrait. C’est énorme ! Pemex utilise donc sans cesse des produits dispersants.

Or, en plus d’être absorbante, la fibre issue de la jacinthe d'eau est biodégradable, et n’a pas d’effet nocif sur l’environnement. Elle est également très efficace pour nettoyer les côtes, récupérer les plantes touchées par les hydrocarbures (comme les palétuviers), les mangroves ou encore pour récupérer les zones marécageuses difficiles d'accès.

Des litières pour animaux, des plastiques vraiment biodégradables

Les ingénieurs de Tema travaillent depuis un an sur d’autres filières. Leur fibre absorbante permet de faire des litières pour animaux domestiques, ce qui intéresse beaucoup les vétérinaires. La fibre absorbe l’urine, les odeurs et les humidités des excréments, dont on peut facilement se débarrasser.

suite de l'article sur rfi

Des plantes intelligentes comme arme de dépollution massive

Vidéo - Après dix ans de recherche, un paysagiste a mis au point des jardins filtrants qui décontaminent les boues et sols pollués grâce à des plantes à rhizomes qui tuent jusqu'à 99% des agents toxiques.

Réaliser 1000 portraits de pionniers ? C’est le défi de Shamengo, un programme qui souhaite « participer à un monde meilleur ». En clair et en décodé, l’équipe de journalistes, techniciens, informaticiens, donne la parole en vidéo à des acteurs du monde entier engagés dans des projets bien différents : créateur du jeudi sans viande, inventeur du tourniquet à eau potable ou encore vigneron à cheval et poste le tout sur son site Internet. Et si vous vous sentez l’âme d’un pionnier, vous pouvez vous faire connaître en vous inscrivant sur le site.

En partenariat avec Shamengo, Terra eco vous propose de découvrir un portrait de pionnier chaque semaine. Aujourd’hui, zoom sur Thierry Jacquet, qui, après dix ans de recherches, a trouvé la solution pour décontaminer les sols de manière économique et écologique. Chaque année, 30 000 tonnes de boues sont transformées en compost, en Chine, au Brésil et en France.

suite de l'article avec une video

lundi 2 décembre 2013

Dis-moi ce que tu jettes…

À la fois drôle et tragique, palpitant et sensible, virtuose dans sa forme et porté par un suspense narratif original, Ma déchetterie est un roman qui frappe l’imagination : quand sa lecture est terminée, on en garde un souvenir clair, fort et troublant.

déchetterieL’auteur, Simon Maringe, est un nouveau venu dans le monde des lettres : Ma déchetterie est son premier roman. Mais la quatrième de couverture nous indique qu’il s’agit là d’un pseudonyme cachant un « professeur dans une université belge francophone ». Or, plusieurs noms de lieu, çà et là dans le roman, comme « Grivegnée » ou « Vaux-sous-Chèvremont », désignent clairement la région liégeoise. Il est dès lors légitime de penser que l’université belge en question doit être l’Université de Liège. Si cette déduction est juste (et, faut-il le dire, certains bruits de couloir sont de nature à la confirmer), notre institution doit se flatter de compter en son sein pareil écrivain : Ma déchetterie est, en effet, une vraie réussite.

Le sujet de ce roman est dérisoire en apparence : l’action se déroule dans un de ces lieux qu’en Belgique, nous appelons « un parc à conteneurs » et qui se nomme en France « une déchetterie ». Georges Martens, le personnage principal, qui est aussi le narrateur, passe ses journées dans la déchetterie de Sart-Moiret à laquelle il est profondément attaché. Il croit se rendre utile auprès de ceux qui y travaillent, alors que, plus que probablement, il joue la mouche du coche. Jour après jour, été comme hiver, il observe le comportement des citoyens qui se débarrassent d’objets qu’ils ont, pourtant, un jour achetés de leur plein gré. Martens est à la fois un paumé et un homme méthodique, de sorte que ses pensées rappellent parfois celles des personnages de Beckett, par exemple de Molloy. Aussi rit-on souvent en lisant ces pages, qui vont jusqu’au bout d’une logique absurde. Cependant, au fur et à mesure que le récit progresse, le rire laisse la place à diverses émotions : peur, pitié, effroi. La seconde partie du roman, moins humoristique, s’apparente en effet à une forme de thriller, une lente descente aux enfers qui comporte plusieurs rebondissements, que je vais me garder de dévoiler ici.

Mais les émotions suscitées par le récit, pour être fortes, ne sont jamais simples : elles demeurent toujours ambivalentes. C’est que le lecteur n’est pas amené à s’identifier à Georges Martens : il le suit à distance ; il s’intéresse à lui et il explore dans son sillage une forme de folie douce, qui risque de devenir de la folie furieuse.

suite de l'article sur culture belgique

dimanche 1 décembre 2013

A Jakarta Indonésie, la mairie transforme la ville en un grand verger gratuit

Cet article, repéré sur Kompas.com et traduit par notre partenaire Courrier International, valorise la décision prise par le maire de Jakarta, Joko Widodo, alias Jokowi, qui vient de lancer un programme de plantation de 40 000 arbres fruitiers le long des rues, avenues et terrains vacants de la capitale indonésienne.

Les plantations commenceront fin novembre, avec l’arrivée de la mousson : manguiers, durions, jambosiers et autres letchis chevelus broderont les voies publiques…

Libre aux dix millions de citadins d’en récolter les fruits, a déclaré Jokowi au quotidien Kompas, en ajoutant : "Une ville se doit d’être esthétique, verte et nutritive". Les arbres serviront également d’ombrage aux piétons et de couloirs aériens pour les aigles de Sibérie, qui migrent chaque année en septembre vers des contrées plus chaudes et pour lesquelles Jakarta est une des ultimes étapes.

Voilà qui va encore grandir la popularité de Jokowi, que tous les sondages donnent déjà gagnant aux élections présidentielles de 2014, alors qu’il ne s’est pas encore déclaré candidat.

via le Monde

samedi 30 novembre 2013

On peut maintenant accéder à Internet grâce à des boîtes de conserve

On peut maintenant accéder à Internet grâce à des boîtes de conserve

Un inventeur canado-sud-africain met au point un système permettant d'avoir du WiFi avec de vieilles boîtes.

L’histoire du développement d’Internet est faite d’innovations technologiques de pointe et de petits bidouillages maison. Entre les premières expérimentations militaires des années 1960 et l’extension du WiFi, le réseau est passé par bon nombre de phases de découvertes assez inattendues. Son extension elle-même, fut parfois le fruit de bricolages.

«L’innovation survient souvent quand nous jouons ou que nous rêvassons en nous servant d’un objet. Beaucoup de découvertes sont arrivées par hasard», témoigne Steve Song, le fondateur de Villagetelco. Pour l’entrepreneur canado-sud-africain, Internet est un vecteur majeur de progrès, mais aussi un outil fonctionnel sans pareil.

«Plus vous êtes près d’un réseau de communication, plus vous avez de la chance de survivre à la malaria. Car vous avez un meilleur accès aux informations, aux traitements, etc», explique-t-il. Certes, mais dans un continent africain où certaines zones ressemblent à des déserts numériques, les moyens sont limités.

Pourtant les besoins sont bien là: les Kényans dépensaient en moyenne la moitié de leur budget pour payer les services de téléphonie mobile en 2009. Des ressources qui pourraient être employées ailleurs, si les prix de réseaux étaient moins élevés.

Pour diminuer le coût de la connexion et permettre l’accès d’un plus grand nombre, Steve Song a développé un routeur artisanal: le mesh potato. Ce petit boîtier blanc, couplé à une antenne de fortune conçue à partir d’une boîte de conserve, permet à une zone non couverte par le réseau d’un opérateur, d’accéder à la WiFi.

«En Afrique, le secteur des télécommunications est peu concurrentiel. Il est donc difficile d’intégrer le marché, et les opérateurs sont lents à étendre leur réseau», déplore Steve Song. Pour certaines zones rurales non peuplées «il n'y a tout simplement pas d'intérêt économique pour les opérateurs mobiles à installer des antennes».

Il fallait donc trouver un moyen simple de se connecter en court-circuitant les opérateurs. Ce fut chose faite grâce au WiFi:

«Dans la plupart des pays, le WiFi n'est pas assujetti à une licence pour que les gens puissent mettre en place de petits réseaux sans fil dans les cybercafés ou les bureaux. Comme les ondes WiFi disparaissent au bout de quelques mètres, les opérateurs ne perçoivent pas leur utilisation comme une menace commerciale», explique Radio Nederland.

A l’aide des mesh potatoes et d’antennes artisanales, on peut capter les signaux WiFi et permettre au réseau de s’étendre sur une cinquantaine de kilomètres. Une solution simple et peu coûteuse pour désenclaver certaines régions d’Afrique.

VIA SLATE AFRIQUE

dimanche 24 novembre 2013

Les chauves-souris d’Algérie en grand danger

خفاش

Les chauves-souris d’Algérie en grand danger On ne les aime pas, elles nous font même peur. Pourtant, elles passent toutes les nuits à nettoyer la planète.

«Faux et archi-faux», s’insurgent les spécialistes des chauves-souris contre les légendes moyenâgeuses encore colportées de nos jours sur les maléfices et l’agressivité de ces volatiles trop peu connus.

Comme leurs semblables européennes, les 25 espèces de chauves-souris d’Algérie ne s’attaquent jamais à l’homme ni à ses animaux domestiques, pour la bonne et simple raison qu’elles sont exclusivement insectivores. Elles ne se nourrissent que d’insectes et c’est ce qui, précisément, les rend utiles à l’homme et indispensables à l’équilibre des écosystèmes naturels. Et même si, comme tous les animaux, elles peuvent être porteuses de germes infectieux, on connaît très peu de cas de transmission à l’homme. Il y a 1200 espèces de chauves-souris dont le nom scientifique est chiroptères ou «mammifère volant», car c’est un animal qui allaite son unique petit. Il est rare, en effet, que la chauve-souris donne plus d’un petit par an. C’est l’ordre des mammifères le plus important après celui des rongeurs.

Les chiroptères sont souvent associés aux cétacés (mammifères marins), parce qu’ils se déplacent aussi par écholocation, c’est-à-dire comme s’ils avaient un sonar. Ils émettent des ultrasons sous forme de cris très aigus inaudibles à notre oreille qui, lorsqu’ils rebondissent sur un obstacle ou une proie, reviennent sous la forme d’écho. Ils hibernent dans leurs gîtes, la tête en bas accrochés aux parois par de puissantes griffes. On connaît encore très mal les chauves-souris, car ce sont des animaux difficiles à observer et à suivre.

Nectar

Elles sont nocturnes et vivent dans des endroits retirés, sombres, enfouis, au fond des grottes et autres anfractuosités. On comprend alors la peur profonde de l’homme à leur égard. Elles sont les principaux prédateurs des insectes qui volent la nuit comme les moustiques, mais également, et on le sait moins, les espèces nuisibles pour l’agriculture et les forêts qui provoquent des pertes qui se soldent en milliards de dollars.

Les grandes chauves-souris, les mégachiroptères, inexistantes chez nous et qu’on oppose aux petites, les microchiroptères, se nourrissent de graines et de nectar et elles jouent, bien entendu, un rôle dans la reproduction et la dissémination des plantes, notamment pour l’extension des forêts tropicales où elles vivent accrochées aux arbres.

En Algérie, nous avons 25 espèces de chauves-souris toutes insectivores et de petite taille. La plus grande d’entre elles, le grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), a un corps de 10 cm et une envergure de 35 cm, alors que la plus petite, la pipistrelle (Pipistrellus), fait à peine 6 cm de long pour une envergure de 10 cm. Si ces mammifères peuvent voler, c’est grâce à une spécialisation très poussée qui est également leur vulnérabilité : le patagium, la membrane alaire entre les doigts qui sont d’une longueur démesurée. Ce repli membranaire s’étend également entre les membres postérieurs munis de puissantes griffes que ces animaux utilisent pour se suspendre tête en bas au plafond de leur gîte. Les chauves-souris sont recouvertes d’une douce fourrure soyeuse.

Déclin

Elles ont de petits yeux, mais sont aveugles, et de grandes oreilles pour réceptionner les ondes réfléchies de leurs cris. Leur hibernation en Algérie est plus courte qu’en Europe, et elles peuvent vivre jusqu’à 25 ans. Elles sont surtout présentes dans la bande littorale du pays où on compte 17 sur les 25 espèces. On en trouve autant dans l’Atlas tellien avec cependant des effectifs plus réduits. Plus au sud, dans l’Atlas saharien, elles ne sont plus que 13 espèces à zébrer le ciel crépusculaire. Sur les Hauts-Plateaux, la steppe et le désert, on ne rencontre plus qu’une dizaine d’espèces.

Les espèces qui vivent en Algérie sont un véritable insecticide naturel. Elles régulent les populations d’insectes qui s’attaquent aux céréales et à la sylviculture. Les forestiers savent depuis toujours qu’avec les chauves-souris, ils disposent de précieuses alliées pour la conservation et la gestion des massifs forestiers. Ainsi, chaque nuit, des centaines de tonnes d’insectes nuisibles sont éliminés de la planète. Ce que ne pourrait remplacer aucun insecticide sans menacer gravement l’environnement et la santé. Et ce serait tout autant de tonnes d’insecticides en moins qu’il aurait fallu employer avec les surcoûts que cela induit.

Mais au moment où l’on prend conscience des énormes bénéfices apportés par les chiroptères - l’année 2012 a été déclarée année internationale des chauves-souris par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) pour rappeler ses nombreux services –, on constate aussi un inquiétant déclin des populations dont les raisons sont toutes liées directement ou indirectement aux activités humaines.

Pollution

La principale et la plus décriée est l’utilisation immodérée des pesticides qui raréfie et banalise la faune des insectes sans lesquels la chauve-souris ne peut survivre. L’exposition à de nombreux polluants et substances chimiques affecte aussi l’immunité de ces petits animaux très vulnérables et provoque chez eux des épizooties comme le «syndrome du nez blanc» aux USA et plus près de nous, en Europe, des affections par coronavirus. Autre cause de la disparition des chauves-souris : la fragmentation des écosystèmes avec la destruction des territoires sauvages par les infrastructures où l’assèchement des zones humides. Les infrastructures et l’urbanisme font disparaître les gîtes de reproduction des chauves-souris que sont les cavités souterraines, les caves, les combles des vieux bâtis et, de plus en plus, l’exploration sans précaution préalable des grottes et autres curiosités spéléologique ouvertes au tourisme de masse.

Autre raison invoquée de la disparition, la pollution lumineuse provoquée par les nuits constamment illuminées dans ou à proximité des agglomérations. Les causes de la disparition des chiroptères sont multiples, mais elles semblent s’expliquer aussi par les exigences écologiques strictes de l’espèce en termes d’habitat. En effet, une population de chiroptères ne peut se maintenir durablement dans une région que si cette dernière offre un réseau cohérent de terrains de chasse riches en proies et en gîtes d’hivernage, reliés par des couloirs de circulation, c’est-à-dire sans aucune interruption physique.

Slim Sadki- El Watan

الخفاش أو الخفدود أو الخنفوشأو الوطواط هو الحيوان الثديي الوحيد الذي يستطيع الطيران. والخفافيش نجد أن أيديها وسواعدها تحولت

كأجنحة تطير بها. وكانت تنتقل بالسماء المظلمة في العصر الإيوسيني منذ 50 مليون سنة. وأثناء هذه الفترة تغيرت ملامح هذا الحيوان قليلا. وهذا ما بينته الحفائر التي عثر عليها في أوروبا وشمال أمريكا. ويوجد حوالي ألف نوع من الخفافيش وهي تعادل ربع عدد أنواع الثدييات. تنقسم الخفافيش لمجموعتين كبيرتين هما:

الخفافيش الكبيرة: Megachiroptera, or megabats وتعرف بآكلة الفواكة وتوجد في المناطق الاستوائية بأفريقيا وأستراليا والهند. الخفافيش الصغيرة : Microchiroptera, or microbats آكلة مختلف الطعام ابتداء من الثدييات الصغيرة حتى الأسماك. وهي أكثر انتشارا.

وبصفة عامة كل الخفافيش تنشط ليلا أو مع بزوغ الفجر أو ظهور الغسق، وكثير من الخفافيش الليلية تعتمد علي جهاز سونار للطيران والعثور علي الفريسة.وكثير من الخفافيش التي تطير بالغسق والغروب لديها بصر يمكنها من الإبصار في المستويات الدنيا من الضوء. لكن الخفافيش التي تعيش بالجزر المنعزلة والتي تقل بها الفرائس تطير بالنهار. عضة الخفاش قد تسبب مرض الكلب (السعار). ولقد عرف مؤخرا أن الخفافيش لها فوائد. من بينها أنها عدو طبيعي للحشرات التي تطير ليلا. وتقوم بتلقيح حوالي 500 نوع من النباتات كالموز والبلح والمانجوو والتين والكاشيو.وتفرز أيضا سمادا غنيا بالنتروجين يطلق عليه جوانو guano.

تتواجد الخفافيش في كل أنحاء العالم من المناطق الباردة إلي المناطق الحارة حتى بالغابات الاستوائية المطيرة. ولأنها تستطيع الطيران لمسافات طويلة نجدها وصلت الجزر المنعزلة والغير مأهولة بالمحيطين الهندي والهادي. ومعظم أنواعها آكلة للحشرات. وتفضل الأماكن التي بها الطعام الوفير والملاذ الآمن. لهذا تفضل المناطق الحارة لوفرة الحشرات بها طوال العام. والخفافيش التي تعيش علي الفواكة الطازجة تمتص عصيرها ليلا.

الخفاش القزم الذي يعيش بالمنطقة الاستوائية بأفريقيا والذي يزن 170 جرام لابد أن يأكل 500 جرام من الفاكهة الطازجة كل ليلة أي حوالي ثلاثة أضعاف وزنه. وأثناء النهار الخفافيش تنام نهارا بالكهوف وتجاويف الأشجار والمباني وفروع الأشجار وغصونها.

وتنام وتستريح معلقة أرجلها الخلفية ورأسها لأسفل. وبهذا الوضع المقلوب لا تستهلك طاقة. لأن وزن جسم الخفاش يعلقه ويجعله مثبتا في مكانه.ومعظم أنواع الخفافيش تعيش في مستعمرات تضم الآلاف لتتجمع أسفلها نفاياتها وسماد الجوانو guano. وفي العديد من البلدان يجمع هذا السماد ليخصب المحاصيل وكان يستخلص منه المواد المتفجرة لوجود المواد النتيروجنية به. فالخفافيش تتجمع في كل البيئات المختلفة وتتواءم معها وتمارس البيات الشتوي.

La guerre de l'eau - les maîtres de l'eau 1/3


La guerre de l'eau - les maîtres de l'eau 1/3 par Wakeup-

samedi 23 novembre 2013

L'Aventure des Plantes 1982 épisode 01 A la recherche de la toute premiere plante

série vidéo ( que je n'ai pas pu toutes visionner pour l'instant ) qui contient au moins une dizaine de vidéos sur les plantes et leurs secrets, à garder au chaud au cas ou,

plantes-indicatrices de l'etat du sol

les-mauvaises-herbes-espionnes-de-qualite

Agriculteurs et jardiniers seront-ils bientôt obligés de cultiver dans la clandestinité ?

Les paysans qui ressèment leur récolte seront-ils considérés comme des trafiquants ? Oui, ont répondu les sénateurs en adoptant le 20 novembre à l’unanimité un projet de loi élargissant aux plantes le délit de contrefaçon. S’émanciper des droits de propriété détenus par les grandes firmes semencières sera désormais un délit. La loi prévoit aussi de nouveaux moyens de répression contre paysans et jardiniers clandestins. Pour les promoteurs de la loi, il s’agit simplement de « protéger les entreprises ».

Semer sa propre récolte. Un acte des plus banal perpétué depuis les prémisses de l’agriculture. Un acte désormais considéré comme criminel, au même titre que l’impression de fausses monnaies, la vente de médicaments illicites à partir de molécules copiées, ou la reproduction de sacs ou de montres de grandes marques. En 2014, la chasse aux contrefaçons pourrait s’étendre jusque dans les potagers, les champs et les fermes. Le 20 novembre, les sénateurs ont voté à l’unanimité – y compris les écologistes – une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre la contrefaçon. Celle-ci représente « près de 10 % du commerce international » et grève les recettes fiscales de la France de plus de six milliards d’euros chaque année. Or, la répression de la contrefaçon prévoit d’être étendu à l’ensemble des branches de la propriété intellectuelle. Parmi elles, les « obtentions végétales ». Un terme qui recouvre les semences de ferme, ces graines issues de variétés sélectionnées par l’industrie semencière, que l’agriculteur sème, récolte et, de fait, multiplie.

La contrefaçon est « souvent le produit de l’exploitation d’être humains et du travail illicite » pointe le projet le loi, et « participe au financement de nombreuses organisations mafieuses et terroristes ». « Les agriculteurs qui utiliseraient des semences de ferme sur leur propre exploitation [sont assimilés] de manière tout à fait abusive, à des criminels en réseau », s’insurge la Coordination rurale. « L’acte millénaire de sélectionner et de ressemer une partie de sa récolte sera considéré comme une contrefaçon, c’est à dire sera mis sur le même plan que la reproduction frauduleuse d’un objet ou d’une monnaie », renchérit le collectif Semons la biodiversité [1] qui avait interpellé les sénateurs dans une lettre ouverte. Graines de soja, de maïs, de tomates, de céréales ou de patates pourront ainsi être considérées comme des copies illégales !

Plusieurs groupes parlementaires [2] avaient pourtant demandé que soit insérée la précision suivante : « La production à la ferme par un agriculteur de ses semences pour les besoins de son exploitation agricole ne constitue pas une contrefaçon et ce, quelle que soit l’origine de ses semences. » Au final, seuls vingt sénateurs ont voté pour l’amendement porté par le groupe communiste, suite à la promesse du député socialiste Michel Delebarre, rapporteur du projet de loi, d’un nouveau débat. « Ce débat aura lieu dans le cadre de la loi d’avenir agricole en janvier prochain, a-t-il assuré. Il n’y a pas de risques avec ce projet. » Une lecture attentive du texte révèle pourtant le contraire.

par Sophie Chapelle 22 novembre 2013

LIRE ARTICLE COMPLET SUR BASTAMAG

Jardin d'Essai d'El-Hamma, c'est aussi le premier Essai pour le compostage en Algérie

Une station de compostage de déchets verts unique en Algérie Jardin d'Essai d'El-Hamma

Cette nouvelle structure, ajoute le même responsable, permet de produire du compost, ce dernier est utilisé comme fertilisant dans les différentes cultures et celles du jardinage et cela, à partir du traitement des déchets organiques. «Il concerne tous les déchets organiques qui proviennent de plantes, des pelouses, du gazon et des déchets du jardin», a-t-il signalé.

Le Jardin d'Essai produit 15 000 m3 de déchets verts

A propos des déchets végétaux, M. Ziriat a indiqué que ces derniers sont majoritairement recueillis par les services du jardin à la saison des tailles et qui sont, essentiellement, des feuilles de palmiers. «Sachant que le Jardin d'Essai abrite environ 5 000 espèces de palmiers qui seront taillés à chaque saison, leurs énormes branches sont à l'origine du taux croissant de déchets végétaux produits par le jardin, s'ajoute rà cela, les déchets organiques de certains végétaux après fauchage comme les tontes de gazon utilisées, également, pour le fabrication du compost, avec une superficie totale de 6 000 m2, pailles, et déchets des animaux», a-t-il signalé. En ajoutant, dans ce sens ,que le Jardin d'Essai produit environs 15 000 mètre cubes déchets verts.

En effet, l'unique station de compostage comporte, essentiellement, selon les propos du directeur, des équipements servent au broyage des déchets végétaux. «Ces déchets organiques sont stockés, arrosés, quotidiennement, jusqu'à fermentation et, au bout de 4 mois, se transforment en compost, criblé par granulométrie», a-t-il ajouté. Et de poursuivre : «Le compost est utilisé comme un support de culture, il est très cher et utile pour les agriculteurs.»

Mehdi Louisiane Publié dans La Nouvelle République le 23 - 11 - 2010

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Une carte dévoile l'étendue de la déforestation dans le monde

Des chercheurs ont utilisé des données du satellite Landsat pour mettre au point, pour la première fois, une carte interactive de la déforestation dans le monde. Une carte qui donne un aperçu de l'ampleur du phénomène.


Une carte dévoile l'étendue de la déforestation dans le monde par Gentside Découverte

2,3 millions de kilomètres carrés. C'est la surface de forêt qui a disparu, dans le monde, depuis 2000. Ces 50 dernières années, la déforestation a gagné un terrain considérable, atteignant des zones qui étaient jusqu'ici préservées.

Et la situation ne semble pas s'arranger. Pour rendre compte de l'importance de cette destruction, des scientifiques de l'Université du Maryland ont élaboré pour la première fois une carte interactive retraçant la déforestation sur 12 années. Cette carte a été créée à partir des données du satellite Landsat qui ont permis de faire des calculs assez précis, 30 mètres près, pour apporter des informations locales utiles tout en couvrant la totalité du globe.

"Nous estimons que c'est globalement consistant tout en étant localement pertinent", explique Matt Hansen, géographe à l'Université du Maryland, créateur principal de la carte. Ainsi, "il est possible de décrire une dynamique globale mais aussi de comparer les régions les unes aux autres. Et si vous vous concentrez sur une zone particulière, les données seront précises et auront du sens", ajoute t-il.

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/d%E9forestation/une-carte-devoile-l-039-etendue-de-la-deforestation-dans-le-monde_art31346.html

Copyright © Gentside Découverte

vendredi 22 novembre 2013

Faire du gaspillage une richesse grâce aux entreprises de recyclage

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Besma Belbedjaoui (droite), fondatrice de l'entreprise de recyclage (Ph./N. Rondeleux)

Avec 13 millions de tonnes de déchets produits chaque année en Algérie, la filière du recyclage offre d'importantes opportunités économiques mises en évidence lors d'une journée autour de « la création d'entreprises et du recyclage », organisée hier à Alger, dans le cadre de la semaine mondiale de l'entrepreneuriat.

Faute de gestion efficace de ses détritus dont 80 % finissent dans les décharges, l'Algérie ne recycle que 5 % des déchets solides produits chaque année. Sachant que 60 % sont recyclables, cela représente un coût, non seulement pour l'environnement mais aussi pour l'économie du pays. L'Algérie perdrait ainsi près de 300 millions d'euros à cause du non recyclage de ses déchets, selon les chiffres du Ministère de l'environnement.

Or, avec un peu d'aide et de conviction, ces déchets atteignent rapidement une haute valeur économique. A l'image de la transformation des déchets en énergie. « Les déchets ménagers, les huiles usagées et les pneus usés peuvent être recyclés pour produire de l'électricité et du chauffage », informe Kamel Aït Cherif, spécialiste en économie d'énergie, dont le projet est de développer un modèle allemand de gestion des déchets dans une wilaya pilote en Algérie.

La seconde vie du plastique

Avec 5 millions de sachets plastiques utilisés chaque année en Algérie soit 200 sachets par algérien, par an, le pays est le cinquième consommateur de sachets plastiques au niveau mondial. Au lieu de terminer au fond de la mer ou en haut des arbres, cette abondante matière peut devenir une corde, un vêtement ou encore une nouvelle bouteille. Une seconde vie, bien plus utile, offerte par l'entreprise Plasticyle qui fabrique des granulés PET au sein de son usine Ibn Ziad, située près de Constantine.

« Nous réalisons le broyage, le lavage séchage et la granulation », explique la fondatrice de l'entreprise Besma Belbedjaoui qui vient d'acquérir les machines industrielles nécessaires à la transformation grâce aux 800.000 dinars de crédits octroyés par l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (ANSEJ). La chef d'entreprise qui emploie cinq personnes espère ainsi voir son activité démarrer réellement, après plusieurs années de tracas administratifs. Pour cela, elle compte sur la forte demande à l'est où se situent « 44 % des sociétés productrices de plastiques en Algérie » et surtout sur sa position de leader sur le marché. « Je suis la seule à tout faire, du broyage aux granulés », affirme Besma Belbedjaoui.

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Des racines et des arbres

Des racines et des arbres

Ou… déraciner des arbres ?...

Alors que nous autres, humains, sommes condamnés à disparaitre, au mieux après un petit siècle de vie, l’arbre, ce multi centenaire, n’a pas dévoilé tous ses secrets.

A ce jour, ce serait le Chêne, qui en France aurait décroché le pompon avec une vie de 2500 ans ; on peut le découvrir à Pessines, (lien) en Charente Maritime, même si un Olivier lui dispute la place du coté de Gatin-la Foux, (lien) et au niveau mondial, le Larrea Tridentata ou Créosotier, appelé King Clone, a déjà cumulé 11 700 ans de vie sur notre planète bleue. l

SUITE DE L EXCELLENT ARTICLE SUR AGORAVOX

Jardiner sans travailler le sol

Sans engrais ni produits chimiques, récolter dans son potager de beaux et bons légumes sans s'être donné la peine de le bêcher ,labourer, biner, sarcler ni désherber : c'est possible ! Il suffit de donner un petit coup de pouce judicieux et naturel, à la nature. C'est la technique du SOL VIVANT, appliquée au potage

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compostage mode d'emploi

compostage trucs et astuces

dimanche 10 novembre 2013

Recettes de cuisine alternatives aux produits industriels

- Célèbre variante de la mayonnaise, l’aïoli

- Comment préparer une sauce aïoli ?

Produire son propre Biogaz: Réalisation d’un biodigesteur de démonstration

Pour ceux vivant en zone rurale ou ayant un terrain permettant de produire son propre biogaz, voici une solution très intéressante. Basique dans un premier temps, avec les économies réalisées, une solution plus aboutie pourra alors être envisagée. L’idée est simple: produire son propre gaz grâce à la méthanisation, une solution qui risque là également d’être fort utile en cas de problème majeur.

Introduction

La méthanisation est un procédé de valorisation des déchets agricoles permettant d’obtenir une énergie renouvelable : le biogaz. En l’absence d’oxygène, la matière organique est transformée en matière minérale par la flore méthanogène. Cette réaction entraîne la production de biogaz, composé de 55 à 70% de méthane (Gaz Naturel). P> Des petits digesteurs anaérobies peuvent être réalisés très facilement et servir pour des opérations de démonstration ou de sensibilisation. On peut ainsi vérifier la dégradabilité de différents types d’effluents organiques ainsi que l’inflammabilité du biogaz, voire mesurer la quantité de gaz produite ou faire la cuisine au biogaz. Ces digesteurs peuvent être réalisés par des groupes de jeunes ou des agriculteurs qui veulent vérifier la simplicité de la méthanisation.P>

Matériel nécessaire :

2 fûts en plastique bleu étanches

2 chambres à air de voiture ou de camion

1 bouteille d’eau 5 L

1 brûleur (bec bunzen ou réchaud de camping)

1 tuyau d’arrosage

Raccord adapté au tuyau :

4 raccords en T

2 raccords simples ou coudé

Silicone et colliers métal type serre-joint

paille de fer 1 – Préparation des bidons

vérifier que l’ancien contenu ne soit pas nocif aux bactéries méthanogènes (produits chimiques, détergents…) brancher le tuyau de gaz.

charger de matière organique fraîche et d’eau, chaude de préférence car la chaleur est nécessaire au bon fonctionnement de la méthanisation.

2 – Stockage du gaz

Préparation des chambres à air : faire sauter le système de clapet sur l’embout de la chambre à air pour que l’arrivée du gaz se fasse en direct.

Installer les chambres à air sur le tuyau de gaz provenant des bidons.

3 – Vérification de l’étanchéité

Faire un liquide moussant avec du liquide vaisselle et de l’eau, l’étaler sur toutes les surfaces susceptibles de poser des problèmes d’étanchéité et regarder si des bulles apparaissent.

4 – Soupape de sécurité

A l’aide d’un T, fixer sur le tuyau principal un bout de tuyau de 50 cm de long, comme pour les chambre à air. plonger ce tuyau dans la bouteille d’eau remplie. La hauteur d’eau de la bouteille représente la pression maximum du gaz contenu dans la chambre à air.

5 – Montage du brûleur

brancher le tuyau sur l’embout du réchaud prévu à cet effet. Au besoin, passer par un tuyau de plus petit diamètre, en sachant qu’une large arrivée de gaz est recommandée.

pour allumer la flamme, jouer avec :

la pression sur les chambres à air

l’arrivée d’air sur le réchaud

pour éviter un éventuel retour de flamme, mettre de la paille de fer dans le tuyau d’arrivée de gaz.

Que peut-on méthaniser pour produire de « l’énergie propre » ?

Les restes alimentaires des particuliers, cantines, restaurants, hôtels…

Les déjections animales des élevages (lisiers, fientes, fumiers…)

Les résidus agricoles des cultures végétales

Les déchets d’abattoirs, de nettoyage des poissons, cadavres d’animaux…

Les denrées périmées des commerces (invendues actuellement et mises en décharge !)…

Les boues des stations d’épuration, vidanges et curages de fosses septiques…

Les déchets verts (jardins, bords de route…)

Les algues, jacinthes d’eau des canaux ou marres (à réhabiliter !)…

Les huiles alimentaires (fritures)…

Les déchets des transformations agro-alimentaires (drèches de brassage des bières, purées de fruits, graisses…)

les résidus de distillation de la filière canne à sucre : rhum…

Tout cela représente des volumes et des masses considérables, ce ne sont plus des déchets mais des matières premières quasiment gratuites. La méthanisation de ces fermentescibles produit une énergie propre, renouvelable et disponible sur place, sans être tributaire d’importations.

Pour aller plus loin :

Ce biodigesteur de démonstration permet à moindre frais d’éprouver le principe. Ceux qui seraient intéressés par une utilisation à plus grande échelle trouveront un compte rendu en français dans le « Manuel d’installation d’un biodigesteur »(fichier PDF de 500ko)

Ce type de digesteur est d’un coût faible (10 ¤ environ pour le systè­me complet) et permet aux familles qui les installent d’économiser suffisamment de revenu pour s’équiper ensuite de digesteurs plus durables.

Ces digesteurs sont particulièrement présents au Viet Nam et au cambodge avec plus de 17 000 installations dans chacun de ces pays. Ceci représente à chaque fois plusieurs centaines de milliers de personnes qui bénéficient d’un gaz de cuisine gratuit et renouvelable !

Plus poussé encore, mais en anglais, le « Manuel du digesteur briques crues » (fichier PDF d’1Mo). Ce digesteur demande plus d’effort pour la construction que le digesteur plastique mais il est plus durable. Certaines installations de plus de 20 ans sont ainsi encore utilisées maintenant. Ce manuel biogaz a été édité par le GERES.

Article issu du site Onpeutlefaire.com. N’hésitez pas à consulter le site source pour voir les autres photographies explicatives des étapes.

N’oubliez pas toutefois qu’il s’agit de gaz, une matière qui reste dangereuse et explosive, et que de ce fait, certaines règles de sécurités s’imposent. Cet article est donc relayé à titre informatif, à vous de pousser plus loin les recherches pour trouver des solution plus sures au besoin.

VIA LE BLOG DES MOUTONS ENRAGES

samedi 9 novembre 2013

Pour avoir de beaux fruits rouges, c'est à l'automne qu'on bouge !

Au Verger

Groseilles, airelles, mûres, cassis... Si vous adorez grapiller ces délicieuses baies, proches de leurs ancêtres sauvages mais améliorées par l'homme au fil des siècles, c'est le moment! L'automne est en effet la saison idéale pour planter ces petits buissons grâce auxquels vous pourrez déguster confitures, gelées, sirops, glaces, coulis, pâtisseries sans oublier la recette dijonnaise du célèbre chanoine Kir. À déguster avec modération, cela va sans dire...

Très rustique, le framboisier s'adapte à tous types de climats et terrains avec une préférence pour les sols légers et frais.

Framboises. Cette ronce se plante à partir de drageons récupérés sur une plantation existante, technique dont nous avons parlé il y a quelques semaines ou de touffes achetées en jardinerie ou chez un pépiniériste. Prévoir, dans tous les cas, un palissage pour éviter que branches et fruits ne traînent à terre. Pour cela, plantez un solide échalas à chaque extrémité du rang (plus un piquet tous les 1,50 à 2 m sur le rang) et tendez trois fils de fer espacés de 40 cm verticalement, sur lesquels vous attacherez les branches en arceau, de manière à faciliter la cueillette et accroître la production. Planter les drageons à 50 cm d'écartement, 1 m à 1,20 m s'il s'agit de touffes bien fournies et vigoureuses. Très rustique, le framboisier s'adapte à tous types de climats et terrains avec une préférence pour les sols légers et frais. Apportez régulièrement du compost ou un engrais riche en phosphore et en potasse. Comme pour le fraisier dont il est botaniquement très proche (famille des rosacées), il existe des variétés remontantes ou bifères qui fleurissent deux fois en saison et des variétés non remontantes qui ne fructifient qu'une seule fois, en juin-juillet.

Mûres. Directement issue de la ronce sauvage (Rubus fruticosis), la variété cultivée est inerme, autrement dit sans épines, ce qui facilite grandement la cueillette! Ses tiges pouvant atteindre 4 à 5 m de long, un palissage s'impose, exactement comme pour le framboisier, son cousin. Notons à ce propos qu'il existe des variétés hybrides à fruits rouges (Loganberry, Tayberry) ou noirs (Darrow, Thornfree) très productives et, également très faciles à cultiver. Les groseilles à grappes s'apprécient mieux en gelée ou en coulis que crues en raison de leur acidité.

Cassis et groseilles. >Encore deux espèces génétiquement très proches! Ces petits arbustes de la famille des grossuliaracées (genre Ribes) ont tellement de points communs qu'ils ont donné naissance eux aussi à un hybride, le casseiller, né d'un croisement entre le groseiller à maquereaux et le cassissier, qui donne des fruits semblables à de gros cassis mais à la saveur plus douce. Notons également que le cassissier (Ribes nigrum) se fait couramment appeler groseiller noir. Conséquence de cette grande similitude botanique: les deux espèces se plantent et se cultivent exactement de la même manière.

Les touffes, issues d'une bouture racinée que l'on peut produire soit même, se plantent à environ 1 m en tous sens, sur tous types de sol. Sensibles à la sécheresse, du fait de leur enracinement superficiel, cassissiers et framboisiers préfèrent les régions à climat tempéré, mais supportent les rayons ardents du soleil méridional pour peu qu'ils soient plantés à mi-ombre et régulièrement arrosés. Dans tous les cas, veillez aux apports en phosphore et en potasse, deux éléments indispensables à la fructification. Les fruits, à ce propos, présentent des différences marquées du point de vue de la couleur, du goût ou de la texture. Les groseilles à grappes (Ribes rubrum) à la belle teinte rose ou rouge s'apprécient mieux en gelée ou en coulis que crues en raison de leur acidité plus ou moins prononcée.

Les cassis, plus doux mais aussi plus astringents, offrent des arômes exceptionnels qui permettent de confectionner de délicieuses liqueurs ou «crèmes» Gorgées de soleil, les groseilles à maquereaux, d'un diamètre plus conséquent, sont à déguster sur place ou avec d'autres fruits, en salade. Mais gare aux épines! Heureusement de nouvelles variétés moins «piquantes» comme «Freedonia» sont maintenant disponibles. Ces buissons, d'origine nord-américaine, se cultivent en terre acide uniquement.

Airelles et myrtilles. Ces buissons, d'origine nord-américaine, se cultivent en terre acide uniquement (pH 4-5), tout comme notre myrtillier sauvage européen (Vaccinium myrtillus) qui ne pousse qu'en région de moyenne altitude (entre 700 et 1100 m). En terrain calcaire vous devez obligatoirement les planter dans une fosse remplie de tourbe, de terreau et de terre de jardins mélangés jusqu'à obtenir le pH requis. Si leurs fruits sont moins goûteux que les myrtilles sauvages, ces espèces, comme le myrtillier arbustif ou le myrtillier à corymbes, ont l'avantage de pousser en plaine. En outre, leurs baies plus grosses (jusqu'à 1 centimètre de diamètre) sont groupées à l'extrémité des tiges, ce qui en facilite grandement la cueillette. De leur côté, les airelles (Vaccinium vitis-idea), venues elles aussi d'Amérique du Nord, sont de petits buissons, hauts de 30 cm seulement, qui donnent en été de jolis fruits rouges vifs dont on peut faire des gelées ou qui peuvent accompagner une viande.

● Au potager

Planter l'ail d'automne. Cultivée depuis 5000 ans, cette plante condimentaire de la famille des liliacées, réputée pour ses vertus médicinales avérées (en particulier la prévention et le traitement de l'hypertension) se sème en ce moment avant que la terre ne soit trop froide. Il en existe plusieurs types: seuls l'ail blanc et l'ail violet passent l'hiver en terre, l'ail rose ou rouge n'étant semé qu'au début du printemps. La multiplication se fait presque exclusivement par voie végétative, à partir des gousses, ou «caïeux», situées à la périphérie de la tête d'ail. Plantez-les superficiellement (pas plus d'un centimètre de terre au-dessus des pointes dirigées vers le haut), à 15 cm d'écartement sur des rangs espacés de 30 cm. Plus que le froid, l'ail craint surtout l'humidité. En terre lourde, effectuez le semis sur des buttes ou billons afin d'éviter la stagnation de l'eau. La récolte s'échelonne de juin à juillet selon le climat. Pensez à récolter quelques têtes avant maturité. L'ail nouveau est d'une saveur incomparable!

suite de l'article sur le figaro