lundi 15 mai 2017

Only in Algeria ......en Australie !

Plus d'une centaine de plantes françaises appartenant au Muséum national d'histoire naturelle ont été incinérées par les services de biosécurité de l'île-continent.

Un patrimoine scientifique et historique vieux de 230 ans a été détruit par les douanes australiennes. L'objet d'une valeur inestimable qui a été incinéré par les services de biosécurité n'était pas australien mais français. Le Muséum d'histoire national d'histoire naturelle (MNHN) avait envoyé un herbier, datant du XIXe siècle et contenant plus d'une centaine de plantes, à des scientifiques de l'herbarium de Brisbane dans l'État du Queensland.

En décembre 2016, des chercheurs de l'île-continent avaient demandé au MNHN de les aider dans leurs expériences en leur prêtant cet herbier. Dans le monde de la science, c'est une pratique courante voire même indispensable pour faire avancer la recherche internationale. Après de longues procédures administratives, les Français envoient donc les plantes pour l'Australie en mars 2017. Selon le site du Guardian, «il manquait des documents de quarantaine pour passer la douane». Ces papiers certifient qu'il n'y a pas de microbes dans les spécimens qui passent la frontière. Ils sont généralement utilisés pour l'importation de fruits tropicaux ou d'animaux vivants et s'appliquent rarement à des herbiers.

Malheureusement le MNHN apprend quelques jours plus tard que, faute de papiers en règle, les 105 échantillons ont été détruits sans avertissement préalable par les services de biosécurité. «C'est une perte irréparable», déplore Michel Guiraud, directeur des collections du Muséum, au micro de Franceinfo. «Dans cet herbier, il y avait six spécimens types, c'est-à-dire des spécimens de référence, qui portent absolument tous les critères permettant de décrire une plante», ajoute-t-il.

Un trésor historique et scientifique

En Australie comme en France, les scientifiques sont tous accablés par l'incinération de ces plantes. «On a détruit des indices de la biodiversité d'il y a 200 ans, qui sont importants quand on veut étudier les changements climatiques», explique toujours Michel Guiraud à nos confrères. «Il y a des spécimens très anciens ou très difficiles d'accès, qui peuvent ne plus exister aujourd'hui», déclare une chercheuse australienne au Guardian.

«Cet herbier nous permettait d'avoir une vision de la diversité de la flore à un instant précis de l'histoire de la planète», confie Lucie René, étudiante en master de paléontologie au MNHN. «Cela nous permettait également d'apporter des preuves.

Ce qui fait la force d'un fait scientifique, c'est sa reproductibilité et sa fiabilité. Une fiabilité qu'on peut mesurer et approuver grâce à ces échantillons végétaux par exemple», ajoute-t-elle. «D'un point de vue patrimonial, cet herbier pouvait nous renseigner sur les connaissances et les pratiques scientifiques d'une époque à travers les techniques et les matériaux utilisés pour conserver les plantes», déclare l'étudiante.

Grâce à la numérisation de ce précieux herbier, les chercheurs du MNHN pourront toujours observer les spécimens détruits sur leurs écrans d'ordinateurs. Une bien maigre consolation car ils ne pourront plus accéder aux matières organiques qui composaient ces plantes. «Nous allons aussi suspendre les prêts, précise Michel Guiraud, le temps de savoir si ce sont des incidents isolés ou si les procédures du pays font peser une réelle menace sur nos collections», conclut Michel Guiraud

source le figaro

mardi 25 avril 2017

Un ver mangeur de plastique pour dépolluer les océans ?

Une bactérie mangeuse de plastique, la solution pour dépolluer les océans ?

Des chercheurs japonais ont découvert une bactérie vorace capable de dégrader des polyesters. Mais les applications potentielles restent encore incertaines.

c'est un fléau qui pollue les sols, les rivières, les océans. Et contre lequel la nature a commencé à se battre via l'évolution d'une bactérie mangeuse de plastique - la première jamais découverte par la science.

Une équipe de chercheurs japonais décrit dans la revue "Science" une espèce de bactérie pouvant briser les liaisons moléculaires d'un des plastiques les plus utilisés dans le monde - le polyéthylène téréphtalate, également connu sous le nom de PET ou polyester, rapporte le "Guardian".

L'équipe de recherche japonaise a passé au crible des centaines d'échantillons de pollution au PET avant de trouver une colonie d'organismes qui utilisent la matière plastique en tant que source d'énergie et de carbone.

Une évolution biologique face à la pollution humaine

Des tests plus poussés ont permis de montrer que ces bactéries ont presque complètement dégradé du plastique de basse qualité en six semaines. Une espèce particulièrement vorace.

"C'est la première étude rigoureuse - elle semble avoir été faite très soigneusement - que j'ai vue qui montre du plastique hydrolysé [décomposé] par des bactéries", témoigne le Dr Tracy Mincer, chercheur au Woods Hole Oceanographic Institution, interrogé par le "Guardian".

Les molécules qui forment le PET sont liées très fortement, et jusqu'à présent, aucun organisme n'était connu comme étant en mesure de le décomposer.

Un examen génétique a permis de révéler que ces bactéries, baptisées Ideonella sakaiensis 201-F6, ont peut-être évolué pour produire des enzymes spécifiquement capables de décomposer le PET, en réponse à l'accumulation de la matière plastique dans l'environnement au cours des 70 dernières années.

Cette évolution rapide a été possible parce que les microbes disposent d'une extraordinaire capacité d'adaptation à leur environnement.

"Je pense que nous voyons combien la nature peut nous surprendre et au final, la capacité de résilience de la nature elle-même", s'enthousiasme Tracy Mincer.

Les bactéries ont cependant mis plus de temps à ronger le PET hautement cristallisé utilisé dans les bouteilles en plastique. Ce qui signifie que les enzymes auraient besoin d'ajustement avant de servir au recyclage industriel ou la dépollution.

Pulvériser la bactérie sur le plastique océanique ?

Les applications potentielles de cette découverte restent encore floues. L'idée qui vient tout de suite à l'esprit des scientifiques est de l'utiliser comme un agent biologique dans la nature. La bactérie pourrait être ainsi pulvérisée sur les tas de détritus qui flottent à la surface des océans, formant de véritables continents. Cette méthode est notamment employée pour lutter contre les déversements d'hydrocarbures.

Mais le PET est trop dense pour flotter sur l'eau. Ideonella sakaiensis 201-F6 n'est donc pas la meilleure candidate. Les chercheurs espèrent cependant trouver d'autres bactéries ayant évolué pour consommer d'autres types de plastiques, car cette découverte suggère que d'autres agents biologiques ont peut-être déjà évolué génétiquement pour faire ce travail et doivent simplement être trouvés à leur tour.

"Je ne serais pas surpris si des échantillons de matières plastiques océaniques contenaient des microbes qui croissent joyeusement sur cette matière et pourraient être isolés de la même manière", espère Enzo Palombo, professeur de microbiologie à l'université de Swinburne.

Mais Tracy Mincer met en garde contre le relâchement d'additifs toxiques lors de l'hydrolyse de la matière plastique présente dans les océans.

Les bactéries pourraient également être utilisées dans les processus de recyclage industriel.

Un tiers de tous les plastiques utilisés par l'homme se retrouvent dans l'environnement et 8 millions de tonnes finissent dans l'océan chaque année, créant de vastes accumulations de détritus qui étouffent la vie.

Le PET représente près d'un sixième de la production de plastique annuel mondiale - soit 311 millions de tonnes. Même si le PET est l'un des plastiques les plus communément recyclés, le Forum économique mondial rapporte que seule un peu plus de la moitié est recueillie pour le recyclage.

Laura Thouny nouvel obs

lundi 24 avril 2017

La renaissance d'un majestueux Sureau à Tizi Ouzou

J'ai beau me balader à travers les wilayas du centre ( Alger, Blida, Boumerdes, Bouira, Tizi Ouzou ) je n'ai pour le moment croisé qu'un seul plant de sureau, c'était à Tizi Ouzou il y'a deux ou trois ans déjà ( voir au croisement de cet établissement, route menant à l'université )

entretemps, des travaux rapides ont été entamés ( enfin juste un déplacement anarchique d'une butte ) a fait que le majestueux arbre à disparu, et finalement, le sureau a survécu....grâce à ses racines bien sûr !

maintenant, il est complètement enfoui dans la végétation assez folle poussée par des eaux usées et l'abandon ( jusqu'aux prochains travaux ....désordonnés !

personne ou presque ne daigne s'intéresser à la flore de Tizi Ouzou comme ailleurs des autres villes algériennes, sinon ça se saurait !

petit détail en passant, un grand arbuste de type lavatère ( mauve en arbre ) se trouvant juste au dessous du pont qui traverse l'autoroute menant de la gare à l'université, un camp de sub sahariens s'y trouve depuis récement, mais l'arbre avait disparu bien avant, suite à un mégot ou la canicule habituelle qu'on ne compte plus les dégâts !

j'espère retrouver un jour cet arbuste rare par chez nous ressuscité comme le sureau plus loin, je ne me fait pas beaucoup d'illusions, mais au moins ce chemin de la gare m'a appris quelque chose que je ne connaissais pas, la flore à tizi ouzou est impressionnante mais hélas de moins en moins existante.......le béton est passé par la.

On peux manger gratis à Paris et partout dans le Monde grâce au Web !

Une carte collaborative pour ramasser des fruits gratuitement

Falling Fruit, un site qui géolocalise les arbres fruitiers du monde entier, a été créé pour mettre à la disposition de tous les ressources naturelles. Mûriers, noyers, romarin, châtaigniers... Il suffit de laisser son smartphone dans sa poche et de lever le nez pour s'apercevoir que les arbres fruitiers sont autour de nous! En habitant en ville, on finit par oublier les ressources dont nous disposons pour nous nourrir. Mais même en plein centre-ville, il y a des arbres qui donnent des fruits qu'on peut ramasser! Pas de quoi se faire une compote sans doute, laissons ce privilège à la campagne, mais des tisanes et des salades de fruits, ce n'est déjà pas si mal... Falling Fruit est une carte collaborative, traduite en huit langues, créée en 2013 par des Américains. Elle répertorie les arbres fruitiers «publics» du monde entier. Chaque utilisateur peut contribuer à l'enrichissement de cette carte en ajoutant des arbres fruitiers. L'objectif: rendre accessibles à tous ceux qui le souhaitent les ressources naturelles.

«Dans ma ville, à Boulder (Colorado, États-Unis), il y a énormément de fruits, des pommes surtout. Chaque année, je pouvais en récolter 200 kg! Je ne pouvais pas tout consommer, bien sûr, j'étais déçu que cette magnifique ressource soit perdue», explique Ethan Welty, l'un des fondateurs du site.

Des fondateurs férus de glanage

De haut en bas: Jeff, Caleb et Ethan. Jeff s'est associé aux deux fondateurs.

En 2012, Ethan récupère un vieux pressoir à pommes. C'est ainsi qu'il commence à arpenter la ville pour chercher des pommes en libre accès. À Boulder, les pommiers sont aussi nombreux que les pigeons à Paris. Armé d'un carnet, d'un GPS et d'un appareil photo, il arpente la ville et s'aperçoit qu'il y a plein d'arbres fruitiers autour de lui. S'appuyant sur les données de la mairie, il prend des notes, réactualise les informations, vérifie tous les emplacements et arrive à se constituer une carte exhaustive des arbres fruitiers «publics» de Boulder. Puis il rencontre Caleb, un professeur d'informatique, féru lui aussi de glanage*. Grâce aux compétences en codage de Caleb, à celles d'Ethan en data (récolte de données) et à leur passion commune, Falling Fruit voit le jour en 2013.

Mais entre établir la carte de sa ville et la carte du monde, il y a un peu de chemin... Et pour abattre ce travail, il faut plus de deux glaneurs! Les mairies et les organisations locales contribuent à l'élaboration de la carte en partageant leurs données et chaque utilisateur peut apporter sa pierre à l'édifice. Aujourd'hui, on compte plus d'un million d'endroits, dans 104 pays et 5622 villes. Et chose incroyable, il y a 1798 espèces d'arbres fruitiers répertoriées! Une occasion de redécouvrir des espèces méconnues

Sur Falling Fruit, les Français ne sont pas avares en partage de données, bons deuxièmes derrière les États-Unis. Depuis la création du site en mars 2013, on compte plus de 53.000 visiteurs français, sur 744,433 en tout. En France, 571 endroits ont été ajoutés: des poiriers, des pommiers, des mûriers à Rennes, des noisetiers à Nancy, des mirabelliers, des grenadiers à Toulouse, des figuiers à Bordeaux, des néfliers du Japon, des amélanchiers, des micocouliers à Paris. Et bien d'autres encore. C'est une occasion de redécouvrir des espèces méconnues. Attention toutefois aux risques d'empoisonnement. Il faut bien se renseigner sur l'arbre avant de goûter le fruit!

Et quand on demande à Ethan s'il n'est pas un peu risqué de glaner des fruits en ville, à cause de la pollution, celui-ci est catégorique. «Il vaut mieux éviter de ramasser les fruits à côté des autoroutes, bien sûr, mais la plupart des arbres se trouvent dans les parcs. Si vous les lavez bien, les fruits ne sont pas plus pollués que ceux des supermarchés et ils ne sont pas aspergés de pesticides comme dans les champs!»

En termes de glanage, un petit rappel s'impose. C'est un droit ancestral qui consiste à récupérer de la nourriture gratuitement, soit dans les champs, soit à la fin des marchés, ou aux pieds des arbres fruitiers. Il y a des règles précises à respecter. Si vous êtes dans un espace public, sur un trottoir par exemple, vous pouvez ramasser le fruit s'il est tombé, mais vous ne pouvez pas le cueillir. Vous ne pouvez pas non plus escalader la haie de votre voisin pour remplir votre panier avec les fruits de ses arbres! En cas de doute, (et il n'est pas toujours évident en ville de distinguer l'espace public et privé) Ethan conseille de demander autour de soi, «ça peut engendrer des conversations intéressantes sur les arbres fruitiers»

article complet le figaro

jeudi 20 avril 2017

Le Jus de Pois chiche peut remplacer le Blanc d'oeuf en Pâtisseries !

si vous faites partie de ceux qui se préoccupent de la malbouffe et surtout l'exploitation agressive et cruelle des animaux pour notre alimentation ( oeufs avec des antibiotiques vendus sous le manteau chez le pharmacien du coin, c'est hélas courant en Algérie )

Vous êtes bien tombés en tous cas ici, il y a les pois chiches à peu prés partout et ça remplace le blanc d'oeuf ( ô miracle ) assez bien manifestement ( j'ai pas encore essayé, mais d'autres l'ont déjà fait, ça mange pas de pain d'essayer !! )

billet complet via

mercredi 19 avril 2017

Pesticide ET engrais, ce compost naturel fait des miracles

https://www.facebook.com/FRANCE24.Observateurs/videos/1457522694287524/ https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2FFRANCE24.Observateurs%2Fvideos%2F1457522694287524%2F&display=popup&ref=plugin&src=video

billet complet chez les moutons enragers que je salut au passage, merci pour le partage.